jueves, 11 de junio de 2009

Decouvrez Fausta à Toulouse - un film de Claudia LLOSA, Ours d'Or au festival de Berlin ]

Arcalt vous recommande chaleureusement le film : **FAUSTA**

**Projection événement **MERCREDI 17 JUIN À 20H30 à Utopia Toulouse*


Participeront aussi au débat : *Xavier Pello et Valérie Robin,*
chercheurs à l'IPEALT (Institut Pluridisciplinaire d'Etudes sur l'Amérique Latine de Toulouse)*
Luis Fernando Jara*, chercheur et écrivain d'origine péruvienne *
Walter Barrientos *peintre d'origine péruvienne* *"[/...] Le deuxième long métrage de la Péruvienne Claudia Llosa, a fait soudainement souffler le vent de la liberté, du talent et de la beauté./" Le Monde, Jacques Mandelbaum
*
*
*
*+ d'infos sur :
_http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/
_
Les exactions perpétrées de part et d'autre, de 1980 à 2000, firent 70 000 morts au Pérou, touchant principalement les indigènes. Cette toile de fond, familière à chaque Péruvien, le film s'en dégage aussitôt pour mieux en suivre les effets à travers son personnage principal, Fausta, la fille de la mourante. Jeune et belle, celle-ci est atteinte du mal que les indigènes ont baptisé par le nom qui donne son titre au film, et qui frappe les enfants allaités par des mères ayant subi dans leur chair la violence de ces terribles années.
Fausta, interprétée par la délicate et sublime Magaly Solier, [vit] dans un quartier misérable, en faisant des ménages chez une riche bourgeoise de la ville, concertiste réputée qui lui vole ses chansons et son âme.
Sujette aux évanouissements incessants, terrifiée par la vie et par les hommes, cette beauté farouche développe aussi dans son utérus des excroissances qui évoquent des tubercules de pomme de terre. Sans aller plus avant dans la description de l'histoire, on tient ici ce que ce film a de plus précieux : sa manière de mélanger le grotesque au tragique, la beauté à la cruauté, la poésie à l'obscénité. Entre le cadavre pourrissant de la mère et la joyeuse industrie du mariage qui sert de gagne-pain à la famille de Fausta, autant dire qu'on navigue ici, à la fois médusés et éblouis, en pleine monstruosité latino-américaine.
Claudia Llosa, la réalisatrice, née en 1976 à Lima, est la nièce de l'écrivain Mario Vargas Llosa, et a connu un beau succès d'estime avec son précédent film, Madeinusa, distribué en France en 2006.
Il faut impérativement retenir son nom, et inscrire désormais grâce à elle le Pérou sur la liste florissante de ce jeune cinéma d'Amérique latine qui se confronte, de film en film, à la question de l'aliénation.

Jacques Mandelbaum
34 rue de la Fonderie
31 000 Toulouse
05 61 32 98 83
eva.m.k@wanadoo.fr
-- Lydie